“Le départ est comme une nouvelle naissance et mon monde était encore trop neuf pour se plier à une réflexion méthodique. Je n’avais ni liberté ni souplesse ; l’envie seulement, et la panique pure et simple.”

Nicolas Bouvier – L’usage du monde

Arriving in a big city for the weekend is always a good idea. I learned that by arriving on a Friday in Moscow, a city I didn’t recall liking that much the first time I visited it, although the subway is as impressive as in Saint Petersburg.

I met a bunch of people at my hostel, some of whom were going the other direction and already took the Transsiberian, which was a great source of information to know what to take with you.

On Saturday, it rained A LOT, but that allowed me to stay in and sort out which documents were needed for the Mongolian visa. I had heard that it was easy to get it from Irkutsk near the Baikal lake, and even easier to get it from Moscow. At night, I discovered that Moscow could actually be a fun city to go out! We went to Propaganda, Moscow’s oldest club, then to a latino club, which I honestly didn’t know could exist in Moscow! That was probably one of the best memories of this trip 😊

On a very hungover Sunday, I went to Izhmailovo market, a flea market that looks like a Russian Disneyland with its goofy towers. It was a perfect way to spend the day, among souvenirs, street food, Instagram-like spots and oriental carpets. Then at night we had dinner at a Georgian restaurant with some friends (we ate A LOT of Georgian food these days).

Monday was Mongolian visa day! Although the guy at reception had a disgusted look at my file and opened the turnstile to the visa desk saying “You can try…”, everything went fine. I paid half as much as if I had done it from France, so it was a win for me! It was time for me to buy my train tickets for the Transsiberian, which were selling really fast. Although I knew from my preparation that it was advised to buy them in advance, I didn’t want to buy them before knowing when I could have my passport back. I saw online that the first train to Irkutsk, on the Baikal lake, was on Saturday. As I didn’t want to wait a week in Moscow, and as other trains were going towards the Baikal -but not that far- before Saturday, I had a look at what cities I could stop at before Irkutsk. Kazan had been recommended to me by some people met in Moscow who had just finished their Transsiberian journey coming from the East. Kazan it was, then! The train to Irkutsk leaving from Moscow on Saturday was also stopping in Kazan, so I could catch it after a few days in Kazan. Only thing was… my card didn’t work online, and obviously it was Monday (bank issues always happen to me on Mondays, when all French banks are closed). So I rushed to the train station to buy tickets in person, that’s where it helps to know a bit of Russian! On the next day, my train was not before the evening, as Kazan is only a night-train away from Moscow. I had time to do a walking tour of Moscow, pick up my visa, buy a local sim card -which I hadn’t done yet- and buy groceries for the road. First rule of a Transsiberian travel: buy enough food! Tea, noodles, whatever makes you happy. Here are a few pictures from the walking tour – which you usually do on the first day in a city, but oh well…

Transsiberian trains are very well organised, even in ‘platskart’ -3rd class-, which I chose each time: the ‘provodnitsa’ (attendant) takes care of her carriage, providing new bed sheets for newcomers, selling food and small items. There’s also free hot water at the end of each carriage. The only thing there is not, at least in 3rd class as I cannot speak for the others: showers. But that wasn’t a big issue for an overnight train.

Kazan is a nice town, far for vibrant Moscow or Saint Petersburg. Most people in my hostel were Russian and couldn’t speak much English (I think we were only 3 foreigners), and my Russian was not good enough to have a full conversation. Nevertheless, I met with 5 very nice women from Nizhny Novgorod in my room. I could tell that they had heard I was French because I could hear them whisper to each other, which was fun. At some point, they came to me and told how much they liked France, although I am not sure they ever went there. They especially liked our singers: Edith Piaf, Joe Dassin (people who are long dead for those who are not familiar with them!), but also Zaz, who is surprisingly well-known in Eastern Europe. Plus I could talk a bit Russian – that was it, they liked me. I even got an invitation to Nizhny Novgorod next summer. That’s a fine example of Russian hospitality: although they may seem a bit cold at first, it doesn’t take much to get passed that first layer, and once you do, you discover amazing people with a golden heart.

On the next day, I visited the Kazan Kremlin, with its beautiful mosque and a cathedral.

In the afternoon, I was contacted by a lady I had met in the train. As she had a car, she drove me to the Temple of All Religions (‘Vselensky Khram’) just outside the city. Ildar Khanov, a doctor, built it to join all religions in the same house. He died before finishing it, and a fire destroyed part of it, but the project is still carried on today.

On Saturday night around 2am, I was on the platform, waiting for the train that would then take me across Siberia to the long-awaited Baikal lake, through 5 time zones, in 2 days 22 hours and 31 minutes (or so)…

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Arriver dans une grande ville pour le week-end est toujours une bonne idée. Je l’ai appris en arrivant un vendredi à Moscou, une ville que je ne me rappelais pas avoir aimé tant que ça. J’ai immédiatement rencontré tout un groupe de personnes à mon auberge, dont certains faisaient chemin dans le sens opposé du mien et avaient déjà pris le transsibérien, ce qui était une excellente source d’information pour savoir comment se préparer.

Samedi, il a BEAUCOUP plu, mais ça m’a permis de rester à l’auberge et de préparer les documents nécessaires pour le visa mongol. J’avais entendu dire qu’il était facile de l’obtenir depuis Irkoutsk près du lac Baïkal, et encore plus facile de l’obtenir depuis Moscou. Ce soir-là, j’ai découvert qu’on pouvait vraiment faire la fête sur Moscou! On est allé à Propaganda, le plus ancien club de Moscou, puis à un club latino, dont je ne soupçonnais pas l’existence dans une ville comme Moscou, qui parait froide de prime abord. Ce fut probablement l’un des meilleurs souvenirs de ce voyage 😊

Le dimanche, je suis allé au marché d’Izhmailovo, un marché aux puces qui ressemble à un Disneyland russe avec ses tours loufoques. En ce lendemain de soirée, c’était la journée idéale, entre souvenirs, street food, spots pour instagrammeuses et tapis orientaux. Le soir, nous avons dîné dans un restaurant géorgien avec des amis (on mangeait BEAUCOUP géorgien ces jours-ci).

Lundi, c’était pas ravioli, c’était le jour du visa mongol ! Malgré le fait que le monsieur de la réception ait regardé mon dossier avec dégoût et ait ouvert le tourniquet du bureau des visas avec un “Vous pouvez essayer…”, tout s’est bien passé. J’ai même payé moitié moins que si je l’avais fait depuis la France. Il était temps pour moi d’acheter mes billets de train pour le transsibérien, qui partaient très vite. Bien que j’avais lu durant la préparation du voyage qu’il était conseillé de les acheter à l’avance, je ne voulais pas les acheter avant de savoir quand je pourrais récupérer mon passeport. J’ai vu en ligne que le premier train pour Irkoutsk, sur le lac Baïkal, était samedi. Comme je ne voulais pas attendre une semaine à Moscou et que d’autres trains se dirigeaient vers le Baïkal – mais n’allant pas si loin – avant samedi, j’ai jeté un coup d’œil aux villes dans lesquelles je pouvais m’arrêter avant Irkoutsk. Kazan m’avait été recommandée par des personnes rencontrées à Moscou qui venaient de terminer leur voyage sur le transsibérien en venant de l’Est. C’était décidé pour Kazan ! Le train pour Irkoutsk partant de Moscou samedi s’arrêtait également à Kazan, je pouvais donc le prendre après quelques jours à Kazan. Seul problème… ma carte ne fonctionnait pas en ligne, et évidemment c’était lundi (les problèmes de banques m’arrivent toujours le lundi, quand toutes les banques sont fermées). Je me suis donc précipitée à la gare pour acheter les billets en personne, c’est là que ça aide de connaître un peu de russe ! Le lendemain, mon train n’était pas avant le soir, car Kazan n’est qu’à un train de nuit de Moscou. J’ai eu le temps de faire un walking tour de Moscou, de récupérer mon visa, d’acheter une carte SIM locale – ce que je n’avais pas encore fait -, d’acheter des provisions pour la route. Première règle d’un voyage en transsibérien : acheter suffisamment de nourriture ! Du thé, des noodles, et de manière générale tout ce qui vous fait plaisir.

Les trains transsibériens sont très bien organisés, même en ‘platskart’ – 3ème classe -, que j’ai pris à chaque fois. La ‘provodnitsa’ (agent) s’occupe de son wagon, fournissant des draps propres pour les nouveaux arrivants, vendant de la nourriture et autres denrées utiles. Il y a aussi de l’eau chaude à volonté en bout de wagon. La seule chose qu’il n’y a pas, du moins en 3ème classe car je ne peux pas témoigner pour les autres : des douches. Mais ce n’était pas un gros problème pour un train de nuit.

Kazan est une belle ville, loin de la vibrante Moscou ou Saint-Pétersbourg. La plupart des gens dans mon auberge étaient russes et ne parlaient quasiment pas anglais (je pense que nous n’étions que 3 étrangers), et mon russe n’est pas assez bon pour avoir une conversation complète. Néanmoins, dans mon dortoir j’ai rencontré 5 femmes très gentilles venant de Nizhny Novgorod. Je me doutais bien qu’elles avaient entendu que j’étais française parce que je les entendais chuchoter à mon sujet, ce qui m’amusait beaucoup. Finalement, elles sont venues me voir et m’ont dit qu’elles aimaient beaucoup la France (même si je ne suis pas sûre qu’elles y soient jamais allées). Elles étaient particulièrement fans de nos chanteurs et chanteuses : Edith Piaf, Joe Dassin, mais aussi Zaz en plus récent, qui est en fait assez connue en Europe de l’Est. En plus, je parlais un peu russe – c’était décidé, elle m’aimaient bien. J’ai même reçu une invitation à Nizhny Novgorod pour l’été prochain. C’est un bel exemple de l’hospitalité russe : bien qu’ils puissent sembler un peu froids au début, il ne faut pas grand-chose pour passer cette première barrière, et une fois que c’est fait, on découvre des gens incroyables avec un cœur en or.

Le lendemain, j’ai visité le Kremlin de Kazan, avec sa superbe mosquée et sa cathédrale. Dans l’après-midi, une dame que j’avais rencontrée dans le train m’a rappelée. Comme elle avait une voiture, elle m’a conduit au Temple de toutes les religions (‘Vselensky Khram’) juste à l’extérieur de la ville. Ildar Khanov, un médecin, a construit ce bâtiment pour unir toutes les religions sous le même toit. Il est mort avant d’avoir pu le finir, et un incendie en a détruit une partie, mais le projet est toujours d’actualité.

Le samedi soir vers 2h du matin, j’étais sur le quai, attendant le train qui me conduirait à travers la Sibérie jusqu’au tant attendu lac Baïkal, à travers 5 fuseaux horaires, en 2 jours 22 heures et 31 minutes (à peu près)…

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