Le voyage fournit des occasions de s’ébrouer mais pas – comme on le croyait – la liberté. Il fait plutôt éprouver une sorte de réduction ; privé de son cadre habituel, dépouillé de ses habitudes comme d’un volumineux emballage, le voyageur se trouve ramené à de plus humbles proportions. Plus ouvert aussi la curiosité, à l’intuition, au coup de foudre.
Nicolas Bouvier – L’usage du monde
Arrival at the train station in Drobeta Turnu-Severin on Romanian side. If you were wondering what Romanian trains look like, well let’s just say I won’t be complaining about French SNCF ever again (even though it’s 10 times more expensive, but hey you get what you paid for).
After a 6-hour train ride for 350km (yes, average speed 60km/h 😭), I arrived in Bucharest. After spending 3 days in the countryside, it was a bit of a shock, especially since the first taste you have of the city is an attempt of getting scammed by taxis… 40 Romanian lei for 2.3km to the hostel, or 8€. Just to put things in perspective, a night at my hostel was barely more expensive, and you can get a small lunch bite at a bakery for 3 lei. The taxi driver shows me on the side of his car: 4 lei per kilometer. Well that still doesn’t explain the 40 lei but OK, I started searching for a taxi saying 1.8 or 2 lei per kilometer: 30 lei for the ride. Well I guess I will just walk then… 😑
30 minutes later, arrival at the Midland hostel in Bucharest. French embassy right accross the hostel, just like in Belgrade (I swear it’s not on purpose!) Immediately I feel welcome, the hostel is very nice and people are friendly. I went for a walk and after a few hours of walking in the city and realising how huge it was, I decided to extend my stay with 2 more nights. (Good decision.)
On the next day, I joined a free walking tour with Walkabout, a 3-hour tour of the city, where I realised I knew close to nothing of the history of Romania! It was very interesting, and the city is full of hidden treasures – different styles of architecture, hidden churches, and a lot of French references!
In the afternoon, I went to visit the Parliament with a friend met during the walking tour. The building is huge and completely crazy: 10 floors covered in marble. It was built by the last Communist president of Romania, who used incresible amount of money for it. When visiting the building under construction, he would ask to destroy and start again if something wasn’t to his taste anymore. Nowadays it would be more expensive to tear the building down rather than keep it, so they kept it. But only a small percentage of the building is actually used, as it would cost too much in electricity to use all of it.
The next few days were just as nice: walking in the Jewish district and Armenian district (beautiful architecture!), cycling in the park King Mihai I.
On Saturday, I was a bit sad to leave Bucharest, but very excited to discover Transylvania, which I heard so much about.
As soon as I arrived, I joined the free walking tour that Walkabout also covers here. On the next day, we agreed to visit the most famous castles in the region with a friend met on the walking tour. In the morning, we visit Peleş Castle, the most beautiful thing I’d ever seen: a Neo-Renaissance castle covered in dark carved wood from floor to ceiling, with secret passages in the walls and wardrobes. In the afternoon, we visited Rasnov fortress (beautiful view of the city) and Bran castle (also called Dracula castle) but I must admit that Peleş completely caught my eye.
Back to Brasov, we caught Wimbledon men’s final at the Irish pub. I must say, watching a Serbian guy win an English tournament in an Irish pub in Romania was quite something! (The day before, Romanian tennis player Simona Halep had won the women’s final and people were completely crazy about it at the pub!)
Next day, we hiked up the Brasov sign – just like the one in Hollywood! Unfortunately it was rainy that day and we couldn’t see anything of the city at the top, but the forest covered with fog looked very Transylvanian!
On Tuesday night, I took the night bus to Chisinau in Moldova. Tip 1: don’t try and look for an actual ticket office, you buy your ticket from a car driver parked next to the bus… Tip 2: don’t use the toilets at the border (you don’t want to know). Tip 3: be veeery patient at the border, and feel free to take a nap, especially is you cross it between 3 and 4am…
Next up: Chisinau in Moldova and Odessa in Ukraine!
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Arrivée à la gare de Drobeta Turnu-Severin du côté roumain. Si vous vous demandiez à quoi ressemblent les trains roumains, eh bien, disons que je ne me plaindrai plus JAMAIS de la SNCF (même si c’est 10 fois plus cher, mais bon, on a que ce pour quoi on a payé).
Après 6 heures de train pour 350km (oui, vitesse moyenne 60 km/h 😭), je suis arrivé à Bucarest. Après avoir passé 3 jours à la campagne, ce fut un peu un choc, d’autant plus que le premier aperçu de la ville est une tentative d’arnaque de la part des taxis… 40 lei roumains pour 2,3 km jusqu’à l’auberge, soit environ 8 €. Pour remettre les choses en perspective, une nuit à mon auberge était à peine plus cher, et vous pouvez prendre un petit en-cas pour déjeuner dans une boulangerie pour 3 lei. Le chauffeur de taxi me montre sur le côté de sa voiture: 4 lei par kilomètre. Ça n’explique toujours pas les 40 lei mais bon, j’ai commencé à chercher un taxi disant 1,8 ou 2 lei par kilomètre: 30 lei pour le trajet. Bon ben on va marcher… 😑
30 minutes plus tard, arrivée à l’auberge The Midland à Bucarest. L’ambassade de France est juste en face de l’auberge, comme à Belgrade (promis, ce n’est pas fait exprès!) Je me sens immédiatement bien, l’auberge est très bien et les gens sont sympas. Je suis allée me promener et après quelques heures de marche dans la ville, réalisant à quel point c’était grand, j’ai décidé de prolonger mon séjour de 2 nuits supplémentaires. (Bonne décision.)
Le lendemain, j’ai rejoint une visite gratuite de trois heures dans la ville avec Walkabout, et je me suis rendue compte que je ne connaissais presque rien de l’histoire de la Roumanie ! C’était très intéressant, et la ville regorge de trésors – différents styles d’architecture, églises cachées et beaucoup de références françaises!
Dans l’après-midi, je suis allée visiter le Parlement avec une amie rencontrée lors de la visite de la ville. Le bâtiment est immense et complètement fou: 10 étages couverts de marbre du sol au plafond. Il a été construit par le dernier président communiste de Roumanie, qui a dépensé une fortune pour la construction. Lorsqu’il visitait l’immeuble en travaux, si quelque chose ne lui plaisair plus, il demandait à ce que ce soit détruit puis reconstruit autrement. Aujourd’hui, ça coûterait plus cher de le démolir que de le garder, alors ils l’ont gardé. Mais seul un faible pourcentage du bâtiment est réellement utilisé, car la facture d’électricité serait trop chère pour l’ensemble.
Programme des jours suivants : promenade dans le quartier juif et le quartier arménien (très belle architecture !), balade en vélo dans le parc du Roi Mihai I.
Samedi, j’étais un peu triste de quitter Bucarest, mais très enthousiaste de découvrir la Transylvanie, dont j’avais beaucoup entendu parler.
Dès mon arrivée, j’ai rejoint la visite gratuite à pied que Walkabout fait également ici. Avec une amie également rencontrée pendant la visite, nous avons décidé de visiter les plus célèbres châteaux de la région. Dans la matinée, nous avons visité le château de Peleş, et ça m’a éblouie : c’est un château néo-renaissance couvert de bois sombre sculpté du sol au plafond, avec des passages secrets dans les murs et les armoires. Dans l’après-midi, nous avons visité la forteresse de Rasnov (belle vue sur la ville) et le château de Bran (aussi appelé château de Dracula), mais je dois admettre que Peleş a retenu toute mon attention.
De retour à Brasov, nous sommes allées voir la finale masculine de Wimbledon au pub irlandais. Je dois dire que voir un serbe remporter un tournoi anglais dans un pub irlandais en Roumanie, c’était quelque chose ! (La veille, Simona Halep, une roumaine, avait remporté la finale féminine et les gens étaient survoltés dans le pub !)
Le lendemain, nous sommes montées au panneau Brasov – comme celui d’Hollywood ! Malheureusement, il pleuvait ce jour-là et nous étions dans le nuage en arrivant en haut, mais la forêt recouverte de brouillard faisait très transylvanien !
Mardi soir, j’ai pris le bus de nuit pour Chisinau en Moldavie. Astuce 1: n’essayez pas de chercher une billetterie, vous achetez votre billet auprès du chauffeur d’une voiture garée à côté du bus… Astuce 2: n’utilisez pas les toilettes à la frontière (vous ne voulez pas savoir pourquoi). Astuce 3: soyez trèèès patient à la frontière, et n’hésitez pas à faire une petite sieste, surtout si l’arrêt à la frontière se fait entre 3h et 4h du matin…
Prochaine étape: Chisinau en Moldavie et Odessa en Ukraine!
Et pour rester en compagnie de Nicolas Bouvier (c’est à dire en bonne compagnie): ” C’est le propre des grands voyageurs que de ramener tout autre chose que ce qu’on allait chercher”.
Bonne route, Isabelle
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Je viens de le finir ! 3 semaines pour lire un livre, c’est un record pour moi 😋 J’ai fait pleins de notes et j’ai des citations en réserve du coup 😊 Il arrive vraiment à mettre des mots sur ce qu’on ressent en voyage…
Merci encore pour ce cadeau !
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Je te lis depuis un train pour rentrer à Versailles après un périple car travaux sur littéralement toute les lignes de métro et RER existantes à Paris 😬 mais bon comparé au système de transport roumain, je pense que je vais prendre mon mal en patience et attendre tranquillement l’arrivée! Je t’embrasse fort, à très bientôt 😉😘
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