« Le programme était vague, mais dans de pareilles affaires, l’essentiel est de partir. […] La vérité, c’est qu’on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »

Nicolas Bouvier – L’usage du monde

After a very tiring trip from Braşov to Chisinau, early check-in and breakfast at Ionika hostel was like heaven. I discovered a marvellous breakfast invention, chocolate butter – look it up, you won’t be disappointed.

I met again with two people whose paths I crossed in different hostels – I love it when this happens, it feels like you are meeting again with a friend, even though you haven’t talked much.

Around 10am, as I was going to have a shower and a rest, some people from my hostel were looking for more people to join them for a trip to Cricova winery – visit and tasting… As I never say no to wine, shower and wine it is, then! The cellars are an impressive underground city with chilly galleries that you cross with a mini-train. The tasting was very nice, especially since I was on my third week without cheese!

On the next day, I walked around the city. Chisinau is the capital city of Moldova, but you don’t get the “big city” vibe there. The buildings are not very tall, and you can see the forest surrounding the city if you go high enough. The bazar, however, is an intense experience: a huge area covered with pieces of fabric as a ceiling, where you can find anything you can think of, from sunglasses to car tires.

Back at the hostel, we planned a trip to Orheiul Vechi on the next day, an old monastery with caves. We went there with a marshrutka: now if you don’t know what it is, just picture an old minivan where someone would have put seats anywhere possible. You get a hot and crowded minibus where you just power through your claustrophobia. But it’s great. You know, as long as you’re not standing. And yes it goes on highways.

The monastery was in a peaceful village, and we must have stayed a good 20 minutes without speaking on the edge of the cave monastery overlooking the valley.

On the next day, it was already time to leave for Odessa, as I wanted to get to Ukraine and especially Kiev early enough to spend some time with some old friends before Russia – my Russian visa was starting on August 1st.

I didn’t get the chance to go to Tiraspol during this trip: it is a city in Transnistria, a “country” I only heard about a few days before. While technically belonging to Moldova, it has its own currency – Transnistrian ruble – and identifies to Russia more than Moldova. You can apparently still feel the Soviet vibe there, but this will be for another trip.

To my surprise, the trip from Chisinau to Odessa was by marshrutka. I didn’t even know that these little things could cover that much distance but they are surprisingly comfortable when at full speed and half empty.

On my first night in Odessa, I stayed at Esther House, a hostel mostly booked by Ukrainians. While this isn’t an issue in itself, I didn’t feel very comfortable as one of the only foreigner, and I was in a 18 or 20-bed dorm which is simply not the best. You triple the risk of people snoring – earplugs have their limits – and you must fight for a socket to plug your phone.

I ended up joining some fellow travellers that I knew at their hostel – Babushka Grand Hostel, and this was one of the best decisions I had made so far. I had the loveliest couple of days with a small group of people I had met.

We went to the Privoz market – an another version of Chisinau bazar, but probably bigger and with food as well. We obviously went to the famous Potemkin stairs, hugely crowded, then took an Uber to the beach.

One thing to know in Ukraine: internet is cheap (90 Ukrainian hryvnia for a sim card with 20Go internet and 100 text messages a day for 10 days, or just 3€) and Uber is now widespread and cheap as well.

As a sea lover, I was over the moon to swim in the Black Sea (crossed off the bucket list!). On the next day, we went to another beach, further away from the port and therefore less crowded and cleaner. At night, we checked out Arcadia, the Las Vegas of Odessa, a small village full of beach bars and arcade games.

On the next day, while my fellow travellers were down in the catacombs – not for me, my claustrophobia had reached its limits in the marshrutka! – I had a walk in town before coming back at the hostel. Some of us were taking a night bus to Kiev, while I chose the train option at 5am – a suprinsingly modern train I must say.

Next up was going to be Kiev – a week I was waiting with excitement as I would be meeting with some friends I had made when I worked at the French embassy 6 years ago. This had been a month and a half of partying, and it had been one of the best moments in my life – I would not be disappointed once again!

PS : I am terribly late on schedule on this blog and I know it 😱 I guess I was expecting to have more time, and didn’t expect it would be THAT amazing 🤩

🌍🌍🌍

Après le trajet éprouvant entre Braşov et Chisinau, poser mes affaires à l’auberge Ionika et prendre un petit-déjeuner m’a semblé être la perfection absolue. On devient moins difficile en voyage ! J’ai d’ailleurs découvert par hasard une merveilleuse petite invention du petit-déjeuner, le beurre au chocolat – googlez-le, vous ne serez pas déçu !

J’ai retrouvé deux personnes dont j’avais croisé la route dans différentes auberges. J’adore quand ça arrive, c’est comme si on retrouvait des amis, même si on avait échangé quelques mots seulement.

Vers 10h, alors que j’allais prendre une douche et me reposer, des gens de mon auberge cherchaient d’autres personnes pour leur excursion aux caves à vin de Cricova avec visite et dégustation… Refuser du vin n’est clairement pas dans mon habitude… bon, du coup ce sera une douche et une dégustation ! Cricova est une immense ville souterraine avec des galeries très fraîches que l’on traverse en petit train. La dégustation était très bonne, d’autant plus que j’allais entamer ma troisième semaine sans fromage !

Le lendemain, je me suis promenée dans la ville. Chisinau est la capitale de la Moldavie, mais on n’y sent pas trop l’ambiance “grande ville”. Les bâtiments ne sont pas très hauts et si on monte assez haut, on voit clairement la forêt entourant la ville. Le bazar de Chisinau est par contre une expérience intense : un quartier entier couvert par de vagues morceaux de tissu faisant office de plafond, où on peut trouver tout ce à quoi il est possible de penser, des lunettes de soleil aux pneus de voiture.

De retour à l’auberge, nous avons prévu avec quelques personnes une visite à Orheiul Vechi le lendemain, un ancien monastère contenant des grottes. Nous y sommes allés en marshrutka : si vous ne savez pas ce que c’est, imaginez une vieille camionnette où on aurait placé des sièges partout où c’est possible. Vous obtenez une espèce de minibus où les gens s’entassent et où mieux vaut ne pas être claustrophobe (oups). Mais en toute honnêteté, je crois que jusqu’à maintenant c’est mon moyen de transport préféré. Enfin, tant que j’ai une place assise ! Oh, et oui : ça prend l’autoroute.

Le monastère était dans un village paisible et on a bien du rester 20 bonnes minutes sans parler au bord d’une des grottes du monastère surplombant la vallée.

Le lendemain, il était déjà temps de partir pour Odessa, car je voulais rejoindre au plus vite l’Ukraine et surtout arriver suffisamment tôt à Kiev pour pouvoir passer du temps avec des amis, rencontrés il y a 6 ans, avant la Russie (mon visa russe commencant le 1er août).

Je n’ai pas eu l’occasion d’aller à Tiraspol lors de ce voyage : c’est une ville de Transnistrie, un “pays” dont je n’avais entendu parler que quelques jours auparavant. Appartenant techniquement à la Moldavie, ils ont leur propre monnaie – le rouble transnistrien – et s’identifient davantage à la Russie qu’à la Moldavie. On peut apparemment toujours y sentir l’ambiance soviétique, mais ce sera pour un autre voyage.

À ma grande surprise, le voyage de Chisinau à Odessa s’est fait en marshrutka. Je ne savais même pas que ces petites choses pouvaient couvrir autant de distance, mais elles sont étonnamment confortables quand elles sont à pleine vitesse et à moitié vides.

Lors de ma première nuit à Odessa, j’ai séjourné à Esther House, une auberge où il n’y avait quasiment que des Ukrainiens. Bien que ça ne soit pas un problème en soi, je ne me sentais pas très à l’aise en tant que seule étrangère, et j’étais dans un dortoir de 18 ou 20 lits, ce qui est très inconfortable : risque de ronflement triplé (les boules quiès ont leurs limites) et trouver une prise peut parfois relever du miracle.

J’ai fini par rejoindre à leur auberge d’autres gens que j’avais rencontrés. Les rejoindre à Babushka Grand Hostel a été une de mes meilleures décisions. J’ai passé quelques jours merveilleux avec un petit groupe d’ “amis d’un jour”.

On est allé au marché Privoz – une autre version du bazar de Chisinau, mais probablement plus grand et avec également des stands de nourriture. On est évidemment allé aux célèbres escaliers Potemkine, noirs de monde, puis on a pris un Uber, direction la plage !

Une chose à savoir en Ukraine : c’est très peu cher d’acheter une carte sim avec Internet (90 hryvnia ukrainiens pour 20 Go d’Internet et 100 SMS par jour pendant 10 jours, soit seulement 3€) et Uber est maintenant très répandu et pas cher du tout.

En tant que grande fan de toute étendue d’eau, j’étais surexcitée de pouvoir nager dans la mer Noire ! Le lendemain, on est allé sur une autre plage, plus éloignée du port et donc moins fréquentée et aussi plus propre. Le soir, on est allé faire un tour à Arcadia, le Las Vegas d’Odessa, une espèce de village plein de bars donnant sur la plage et de jeux d’arcade.

Le lendemain, alors que mes compagnons de voyage visitaient les catacombes (clairement pas ma tasse de thé, ma claustrophobie avait atteint ses limites dans la marshrutka!), je me suis promenée en ville avant de revenir à l’auberge. Certains de notre petit groupe prenaient un bus de nuit pour Kiev, alors que j’avais plutôt choisi le train de 5 heures du matin – un train très moderne d’ailleurs.

Prochaine étape : Kiev ! Une semaine que j’attendais avec un enthousiasme à peine dissimulé, parce que j’allais retrouver des amis que j’avais rencontrés quand j’avais travaillé à l’ambassade de France il y a six ans. Ça avait été un mois et demi de fêtes et ça avait été l’un des meilleurs moments de ma vie – une fois de plus Kiev ne me décevrait pas !

PS: Je suis terriblement en retard sur mes petits comptes-rendus 😱 Je pense que je m’attendais à avoir beaucoup plus de temps, mais c’est en fait très intense (et génial) ! 🤩

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  1. Unknown's avatar

2 Comments

  1. En parlant de marshrutka merci de m’avoir forcé à dépasser mon traumatisme (SPOILER ALERT) à Saint Petersbourg! Même si clairement je suis un peu moins sereine que toi dans ces minibus cabossés lancés à pleine vitesse haha xD
    Tes impressions de voyages m’ont donné très envie de découvrir l’Europe de l’Est plus en détails (qui sait, peut-être mon premier voyage en solo).
    Tu me manques déjà même si on s’est quitté il y a tout juste 4 jours!
    Gros bisous!

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