“Si je n’étais pas parvenu à y écrire grand-chose, c’est qu’être heureux me prenait tout mon temps. D’ailleurs, nous ne sommes pas juges du temps perdu.”
Nicolas Bouvier – L’usage du monde
Arriving in Kiev 6 years after I left it felt like a dream. I was recognising places like my favourite supermarket, the street to go up my old place… and other things that were new: that new Burger King, that new modern building…
I had my first beer with some long-time friends in a park overlooking the city, and it felt just like home!
On the next day, I discovered changes that occured in the city since the revolution in 2014: a lot more infrastructure like new constructed paths, a new bridge and other things that made the city even nicer that it already was.
We went to the beach at the river – I think every good city should have a beach, but that’s just the aquaphile in me talking 😎 – and I don’t think there is anything nicer than sitting on the sand with your friends and a beer!
On the next day, I went to Chernobyl with some friends that I met in Odessa. Visiting Chernobyl was something I didn’t get the chance to do 6 years ago, and now that I was back, it only felt natural to at least check what it was. I don’t regret it: it is somewhat comforting to know that no matter what we do to the planet, nature will grow back once we’re gone. I’m obviously not saying we can do whatever we want, but it was reassuring in a sense – to know that nature will always find a way.
The most impressive thing was not to see the reactor that exploded, but to walk in the streets of Pripyat, the “ghost city” closest to the reactor, whose inhabitants had to leave suddenly without return. They didn’t know it at that time, as they were told they could return soon, so they left everything. Later, some people looted the buildings and nature started to grow back, both giving a strong sense of post-apocalyptic world. The buildings were meant to last 50 years before needing a renovation that never happened, which also explains why everything is starting to crumble.
After a night of partying in crazy Kiev, a sunny Sunday at the beach I used to love 6 years ago was perfection. I keep saying that Hydropark beach on a sunny day with your friends, a beer and a view of the city on the other side is the closest thing to paradise you can get on Earth.
This is about when I had to say goodbye to the small group of friends I had made a few days ago, and I must say it’s the only downside to this trip – I hate goodbyes.
The next few days were basically more beach, a few more bars and a lot of walking around the city (you need to get the beer out of your system, last time I gained 10 pounds in a month and a half 🤨). Kiev has so much to offer, I don’t think you could ever get bored here – well maybe in winter, but summer here is so good!
My last night with everyone was once again a heartbreaker – I didn’t want to leave! But I knew that beautiful Saint-Petersburg was waiting for me, along with a friend from France joining me there 😉
My plane was at 4am so I went straight from the bar to the airport, which was very good, as I slept like a baby in my 2 planes – Kiev to Riga and Riga to Saint-Petersburg. Only the wheels touching the ground woke me up – for the “plane phobic” that I am, this is huge!
Ukraine will always be in my heart, but now I was about to start my 30-day adventure in Mother Russia…
(Well, 27 days actually, because I wouldn’t risk exceeding my visa, you don’t want to upset them… 😂)
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Revenir à Kiev 6 ans après ma dernière visite était comme un rêve devenu réalité. Je reconnaissais des endroits comme mon supermarché préféré, la rue menant vers mon ancien appartement… et d’autres choses nouvelles : ce nouveau Burger King, ce nouveau bâtiment moderne…
J’ai pris ma première bière avec des amis de longue date dans un parc surplombant la ville, et j’avais l’impression d’être à la maison !
Le lendemain, j’ai découvert les nombreux changements survenus dans la ville depuis la révolution de 2014 : beaucoup plus d’infrastructures comme des nouveaux chemins aménagés, un nouveau pont reliant deux quartiers et d’autres éléments qui rendaient la ville encore plus belle qu’elle ne l’était déjà.
Nous sommes allés à la plage au bord de la rivière – je crois que toute ville qui se respecte devrait avoir une plage, mais c’est juste l’hydrophile en moi qui parle 😎 – et je ne crois pas qu’il y ait plus agréable que d’être avec ses amis, assis dans le sable avec une bière !
Le lendemain, je suis allée à Tchernobyl avec des amis rencontrés à Odessa. Visiter Tchernobyl était quelque chose que je n’avais pas eu l’occasion de faire il ya 6 ans, et maintenant que j’étais de retour, la curiosité m’a poussée à y aller faire un tour, et c’est sans regret. C’est en quelque sorte réconfortant de savoir que quoi que nous fassions à la planète, la nature reviendra une fois qu’on sera parti. Je ne dis évidemment pas que l’on peut faire n’importe quoi, mais dans un sens, c’est rassurant de savoir que la nature trouvera toujours un chemin.
La chose la plus impressionnante n’était pas de voir le réacteur qui a explosé, mais de marcher dans les rues de Pripyat, la “ville fantôme” la plus proche du réacteur, dont les habitants ont dû subitement partir sans retour. Ils ne le savaient pas à ce moment-là, car on leur avait dit qu’ils pourraient bientôt rentrer, alors ils ont tout laissé sur place. Plus tard, les bâtiments ont été pillés et la nature a commencé à reprendre le dessus, ce qui donne une impression de monde post-apocalyptique. Les bâtiments étaient censés durer 50 ans avant de devoir subir des rénovations qui n’ont jamais eu lieu, ce qui explique aussi pourquoi tout commence à s’effondrer.
Après une nuit de fête dans Kiev, un dimanche ensoleillé à la plage que j’adorais il y a 6 ans s’approchait de la perfection. Je ne répéterai jamais assez que se prélasser sur la plage d’Hydropark par une journée ensoleillée avec des amis, une bière et la vue de la ville de l’autre côté de la berge est ce qui se rapproche le plus du paradis sur Terre.
C’est dans ces jours-là que j’ai du dire au revoir au petit groupe d’amis rencontrés quelques temps plus tôt, et je dois dire que c’est le seul inconvénient de ce voyage : je déteste les au revoir.
Dans les jours suivants, il y a eu d’autres journées plage, quelques nouvelles découvertes de bars et beaucoup de marche dans la ville (il faut bien éliminer la bière, la dernière fois j’avais pris 5kg en un mois et demi 🤨). Kiev a tellement à offrir que je ne pense pas que l’on puisse s’ennuyer ici – enfin peut-être en hiver, mais l’été ici est tellement agréable !
Une fois de plus, ça a été très dur de partir après ma dernière soirée avec tout le monde – je ne voulais pas partir ! Mais je savais que Saint-Pétersbourg m’attendait, et qu’une amie de France m’y rejoignait 😉
Mon avion étant à 4 heures du matin, je suis allé directement du bar à l’aéroport, ce qui n’était pas une mauvaise idée, car j’ai pu dormir comme un bébé dans mes deux avions – de Kiev à Riga et de Riga à Saint-Pétersbourg. Pour dire, c’est le contact des roues avec le sol qui m’a réveillée – pour la phobique de l’avion que je suis, c’est quelque chose !
L’Ukraine sera toujours dans mon cœur, mais j’étais sur le point de commencer mon aventure de 30 jours en Mère Russie…
(Enfin, 27 jours en réalité, parce que je ne voulais pas dépasser mon visa, mieux vaut ne pas les énerver… 😂)